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En 2025, les élèves du lycée Jean-Baptiste Eriau ont réalisé des vidéos pour leurs homologues palestiniens. © Ville d'Ancenis-Saint-Géréon

Ancenis-Saint-Géréon et Beit-Awwa, une amitié est née

International

Depuis deux ans, Ancenis-Saint-Géréon a souhaité nouer des liens avec la ville de Beit-Awwa située dans la région d’Hébron en Palestine. Des partages d’expériences aux actions avec la jeunesse, plein de belles perspectives s’ouvrent aux deux communes aujourd’hui.

« Si s’ouvrir sur le monde chez nous paraît presque anecdotique, à Beit-Awwa, c’est une nécessité » explique Rémy Orhon, maire d’Ancenis-Saint-Géréon. « J’ai récemment échangé avec le maire de Beit-Awwa, la coopération internationale est essentielle pour eux, pour être reconnus dans le monde, pour exister en tant que peuple souverain. » La ville, située près du mur de séparation, est en effet confrontée à un quotidien parfois difficile, les relations avec la France sont ressenties là-bas comme une respiration.

Forts du partenariat avec Ancenis‑Saint-Géréon, les Palestiniens ont créé en 2025 le Centre français du développement économique et social. Il s’agit d’un lieu de vie qui abrite un espace ludique pour familles et enfants, des locaux commerciaux pour tester de nouvelles activités et un dispensaire. « Nos amis de Beit‑Awwa comptent y donner des cours de français » relate Laure Cadorel, conseillère municipale en charge de la coopération internationale. Cette nouvelle amitié résonne ici jusque dans les couloirs des lycées.

L’année dernière, une quarantaine d’élèves des lycées Jean-Baptiste Eriau et Saint-Joseph, ont échangé des vidéos sur leur quotidien dans le cadre de cours de français et d’histoire avec des élèves des deux lycées de Beit-Awwa. Des témoignages qui leur ont permis d’être sensibilisés à une autre culture. Cette année, les échanges continuent sur le thème de l’alimentation notamment. « En 2022, sur proposition du Département de Loire-Atlantique et en lien avec 30 autres communes, la mairie avait signé le pacte d’amitié avec Jérusalem-Est marquant son souhait de développer des liens avec la Palestine » rappelle Laure Cadorel.

« Cette signature a fait l’objet d’un vrai consensus de l’ensemble de l’équipe municipale. » Ce pacte avait également comme objectifs de demander la reconnaissance des deux gouvernements palestinien et israélien, et d’oeuvrer pour une paix durable dans la région. « Depuis, la situation a évolué, l’état Palestinien a fait l’objet d’une reconnaissance officielle de la part de la France. Notre partenariat avec Beit-Awwa va pouvoir s’épanouir » conclut l’élue.