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© Ville d'Ancenis-Saint-Géréon

Prendre soin de nos arbres

L’été 2026 a été éprouvant pour les végétaux. Si certains arbres n’ont pas survécu, il faudra plusieurs années avant de connaître les impacts réels de cet été caniculaire. Planter, s’adapter, entretenir, surveiller, expérimenter… Le service des espaces verts mène un travail quotidien pour préserver notre patrimoine naturel face au réchauffement climatique.

Un usage de l’eau très réglementé

Si l’équipe des espaces verts s’attache toute l’année à préserver les ressources en eau, elle a aussi dû composer tout l’été avec des restrictions. « Dès les premières consignes, nous avons transmis à la préfecture un inventaire des jeunes arbres et plants à préserver », explique Guillaume Moreau, responsable des espaces verts et naturels. « Nous avons obtenu une dérogation pour arroser, dans une certaine quantité, cette liste d’arbres vulnérables. Un compteur présent sur chaque lance d’arrosage nous permettait de contrôler la consommation et de l’inscrire dans un registre, transmis également à la préfecture. »

C’est pour ces raisons que la mini-forêt, plantée au printemps près du parking Barème, semble avoir survécu à la chaleur. « Nous avons pu réaliser trois arrosages, de juin à août », précise le jardinier.

Les six terrains de football n’ont, quant à eux, pas pu être arrosés depuis le mois de juin. Les entraînements ont été suspendus pour ne pas aggraver leur état. Ils seront réengazonnés dès que les conditions le permettront.

La surveillance des arbres à la suite de la canicule

Une trentaine d’arbres, notamment des saules, prunus, bouleaux, hêtres ou conifères, n’ont pas résisté à la canicule. Certains n’ont pas forcément manqué d’eau, mais ont grillé sous l’effet « sèche-cheveux » de l’air chaud et sec. Le bilan est temporaire, puisque les arbres peuvent mettre jusqu’à trois ans avant de réagir aux effets de la canicule. À l’inverse, certains arbres qui ont montré des signes de faiblesse, notamment en perdant leurs feuilles, pourraient finalement se montrer résistants. La perte prématurée des feuilles est en effet une stratégie de survie chez les arbres pour résister au stress hydrique.

L’observation des arbres est primordiale pour adapter les soins. « Un jeune arbre, c’est six ans de surveillance » poursuit Guillaume Moreau. « On sait que certains chênes, sorbiers et lilas des Indes ont très bien résisté. On sait aussi qu’il ne faut plus planter de bouleaux, de hêtres ou de saules. » Le service réalisera prochainement un diagnostic du patrimoine arboré de la ville. Celui-ci permettra de répertorier chaque arbre de la ville, avec des informations sur son âge, son état de santé et les préconisations d’entretien.

Expérimenter pour mieux s’adapter

Face au changement climatique, le travail des jardiniers est en constante évolution. Les échanges réguliers avec les différents botanistes, pépiniéristes et élagueurs permettent au service de trouver des solutions face à des arbres en souffrance ou pour de nouvelles plantations. « On va choisir des végétaux locaux et résistants à la sécheresse ou tester différentes combinaisons de plants pour voir comment ils réagissent entre eux ». Mais c’est sans faire l’impasse sur des arbres fragiles à la floraison remarquable, comme les cerisiers « simplement, on prendra soin de les planter dans des endroits moins exposés ».

Si la ville s’engage à remplacer tous les arbres morts, ceux-ci ne seront pas forcément replantés exactement au même endroit, ni remplacés par la même espèce. « On ne peut plus simplement remplacer comme on le faisait avant. On va regarder le terrain, la richesse du sol, l’exposition, les réseaux en sous-sol, le revêtement… C’est parfois un casse-tête pour notre service, mais on trouve toujours des solutions ! »

 

Depuis 2020, la ville s’adapte. En six ans, nous avons planté plus de 450 arbres, 2650 arbustes et 15 000 vivaces. Nous avons débitumé et créé des îlots de fraîcheur pour réduire les températures en ville et dans nos cours d’école. Enfin, nous favorisons la plantation de nouvelles espèces pour concevoir des espaces verts plus résistants et résilients. »

Renan Kervadec, adjoint à l'espace public.

Les conseils de nos jardiniers pour planter et entretenir vos arbres

Planter jeune et à l’automne

Plus un arbre est planté jeune, mieux il s’enracine dans le sol. Pour ne pas le fragiliser, pensez bien à placer des tuteurs. La meilleure période de plantation est à l’automne, car les besoins en arrosage sont moins importants qu’au printemps.

Pailler

Le paillage est primordial pour maintenir l’hydratation du sol et préserver les racines de la chaleur. Il permet aussi d’enrichir la terre.

Espacer les arrosages

Il vaut mieux arroser copieusement une fois par semaine qu’un petit peu tous les jours. L’arbre en profite mieux et cela permet de l’habituer au manque d’eau en cas de sécheresse.

Choisir un arbre résistant et ombragé

Pour se préserver de la chaleur et obtenir une bonne couverture végétale, vous pouvez planter des chênes chevelus, des micocouliers, des albizias ou des mûriers platanes. Ce sont des espèces résistantes qui donnent assez rapidement de l’ombre.

Vous faire accompagner

Enfin, n’hésitez pas à faire venir un professionnel dans votre jardin. Il vaut mieux un arbre bien sélectionné et bien planté que trois arbres mal adaptés.