Mot des élus
Mot publié dans le bulletin municipal de juin 2026
Les fermetures de classe : logique comptable ou choix de société
Dans nos écoles, les fêtes de fin d’année se préparent. Mais pour la rentrée de septembre, l’ambiance s’annonce morose. En effet, le gouvernement fait le choix de fermer 88 classes en Loire-Atlantique à la rentrée 2026. La mesure pourrait sembler être de bon sens : l’Etat adapte les effectifs des enseignant·es à la baisse démographique.
Sauf que ces écoles ne sont pas que des chiffres. Ces sont les nôtres : celles où vont vos enfants, celles où ils sont accueillis le matin et le soir au périscolaire, où ils mangent à la cantine, où ils font des activités d’éveil et d’ouverture sur le monde… Au‑delà des moyens déployés par l’État, la commune reste l’acteur clé des politiques éducatives locales.
Concrètement, les équipes éducatives font face avec des défis toujours plus grands : la baisse des effectifs du personnel, les familles fragilisées par l’augmentation inquiétante du taux de pauvreté, la dégradation de la santé psychologique des enfants et des adolescents, ou encore le défi d’une école inclusive.
La fermeture de classes va dégrader davantage un système éducatif déjà affaibli, en particulier par le manque d’AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) ou la surcharge de certains enseignants. Car la baisse du nombre d’élèves n’affecte pas seulement une seule classe. Quand une classe ferme, les autres doivent automatiquement accueillir plus d’élèves.
« On ne ferme pas une classe, on ferme des possibles » Face à ces fermetures, l’actuelle majorité s’est à nouveau mobilisée aux côtés des parents. Convaincue que cette baisse d’effectifs pourrait être l’occasion de renforcer notre service public de l’éducation, en réduisant le nombre d’élèves par classe. Les études scientifiques comme les comparaisons internationales montrent bien que des petites classes favorisent la réussite. Si la mobilisation a permis de sauver une classe sur les trois menacées de fermeture, le quotidien des enfants et des équipes éducatives sera impacté dans les deux écoles publiques où une
classe sera fermée.
Face à une logique purement comptable qui voudrait faire de l’école une simple variable d’ajustement, faisons le choix de défendre une école qui donne à tous les enfants les moyens de se construire..
Les élu·es de la majorité
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Mot publié dans le bulletin municipal de juin 2026
L’appel au « dialogue et à l’esprit de construction » est-il déjà oublié par Monsieur le Maire ?
Le 10 avril, notre commune a été profondément marquée par l’agression au couteau d’une élève de seconde, par un adolescent du même âge, au lycée Joubert-Maillard. Ce drame a bouleversé l’ensemble de la
communauté éducative, les familles et, plus largement, tous les habitants.
Dans une démarche constructive et responsable, nous avons sollicité Monsieur le Maire afin de pouvoir participer à la rencontre du 5 mai avec les équipes éducatives des groupes scolaires de la commune. Cette
demande s’inscrivait dans une volonté de dialogue, de compréhension et de recherche de solutions face à un événement qui nous concerne tous.
À cette proposition, nous avons reçu une fin de non-recevoir !
« Je ne vais pas inviter l’opposition à toutes les réunions. » OF 05/05/26
Nous dénonçons cette réponse, que nous considérons déplorable. Ce sujet de la santé mentale des élèves scolarisés en primaire, au collège ou au lycée devrait faire consensus. Il mérite le travail de tous les élus, majorité et opposition.
Cette attitude laisse apparaître un manque de transparence ainsi qu’une forme de repli qui interroge. Nous réaffirmons notre volonté de participer à toute initiative visant à renforcer la sécurité dans les établissements scolaires et à restaurer un climat de confiance. Nous tenons également à apporter tout notre soutien aux familles. Venez échanger avec nous chaque samedi de 10h à 12h en mairie.
Nathalie Poirier, Nicolas Raymond, Catherine Billard et Antoine Juteau.
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Mot publié dans le bulletin municipal de juin 2026
Le débat n’est pas une option !
La commission Sport et Animation Commerce s’est réunie pour la première fois, dans une dynamique globalement constructive. Des sujets concrets ont été abordés : guinguette, feu d’artifice, fête de la musique… avec de véritables enjeux de sécurité et d’organisation.
Notre rôle d’élus minoritaires est d’interroger, de proposer, de challenger les évidences. Pas par opposition systématique, mais parce que la démocratie locale se nourrit du débat contradictoire. C’est ainsi que les projets s’améliorent et que l’intérêt général prime.
Nous avons pourtant constaté qu’un simple questionnement a été mal vécu par un élu de la majorité. Poser une question n’est pas une attaque. Si le moindre regard critique est perçu systématiquement comme une agression, c’est le fonctionnement démocratique de nos instances qui est en jeu.
Les habitants d’Ancenis-Saint-Géréon méritent des élus capables de débattre sereinement, dans le seul intérêt de la commune.
François Danieau, Nora Pinet, Jean‑François Zaremba
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